Les ligatures.

Dans l’univers du cyclisme, chaque détail compte. On parle souvent de poids, d’aérodynamisme ou de rigidité, mais certaines techniques, plus discrètes, jouent un rôle déterminant sur les sensations d’une roue.La ligature fait partie de ces détails que l’on redécouvre aujourd’hui.

Qu’est-ce que la ligature ? La ligature consiste à lier deux rayons à leur croisement par un fil d’acier, maintenu par une soudure à l’étain.
Démystifier les idées reçues. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la ligature n’augmente pas de façon significative la rigidité latérale de la roue. Ça augmente la rigidité en transmission du couple, ça évite que les rayons fassent du bruit en frottant les uns sur les autres, et ça les tient ensemble en cas de casse.

Des bénéfices concrets pour le cycliste

Un meilleur dynamisme
Lorsque vous appuyez fort sur les pédales, l’énergie doit être transmise le plus directement possible. Grâce aux ligatures, les rayons se soutiennent mutuellement : le couple de pédalage se transfère plus efficacement à la roue. Cela se traduit par une sensation de nervosité et de dynamisme, particulièrement appréciable lors des accélérations ou en montée.
Un gain de sécurité
La casse d’un rayon peut avoir des conséquences lourdes : fond de jante percée, rayon coincé dans le cadre ou le dérailleur, voire chute. En maintenant le rayon en place, la ligature limite fortement ces risques et vous permet de rentrer sans encombre.
Héritage et modernité
Historiquement, les ligatures étaient utilisées sur les roues de compétition, notamment en piste et sur les classiques. Aujourd’hui, cette technique artisanale revient sur le devant de la scène, recherchée par les cyclistes exigeants qui savent que la performance se cache souvent dans les détails.

La ligature n’est pas une fantaisie . C’est une technique discrète mais efficace qui combine :
– un meilleur dynamisme.
– une sécurité accrue en cas de casse.
Un petit détail qui transforme la roue en véritable alliée de vos performances.